Un rebond pour le basket français ?

Depuis l’euphorie de la victoire de l’équipe de France de basket à l’Euro en Slovénie, le basket espère se refaire une jeunesse. Rencontre avec des habitués au Luxembourg. 

«Le basket en France ? Je ne le suis pas, pour moi le basket c’est la NBA aux Etats-Unis». Thomas est cash et résume un sentiment général. Alors si Tony Parker reste à part, les Bleus ne font pas recette près de ses fans de dunk qui se retrouvent au Jardin du Luxembourg. «Une partie de temps en temps c’est cool, mais je fais du foot en club», précise Léo. Ce sport est encore loin de détrôner le rugby ou le football dans le nombre de pratiquants. «Au Paris-Levallois, on a pas plus de licenciés dans le club et peu de moyens comparé au sport phare du pays», informe un responsable du club. Peut être qu’il faudrait aux bleus quelques Tony Parker en plus ou garder les grands joueurs français en Pro A, le premier championnat français.

Le basket reste un loisir entre copains. Des rires éclatent, des cris partent suite à un formidable contre, ou un trois points en reculant. Pendant quelques instants, les lycéens s’imaginent aux Etats-Unis, où le basket ball est une religion. «A Paris, on manque de terrains. Aux Etats-Unis, il n’y a que ça, des centaines et des centaines de terrains», affirme Thomas. «En plus, ici ce n’est même pas un vrai terrain, regardez le panier !», rajoute t-il. En effet, aucune ligne ne délimite le terrain, et un seul panier se dresse, orphelin de son voisin d’en face. «Même pour les professionnels, les infrastructures sont loins de celles de la NBA, et l’engouement des supporters y est mille fois, voire dix mille fois plus important», conclue Léo.

«Je ne pense vraiment pas que cela va changer, tout est reparti normalement, on n’en parle plus, alors que la victoire date de même pas deux semaines !», fait remarquer Eliot en haussant le ton. Les Français auraient moins de reconnaissance envers les basketteurs que les autres sportifs. Il est dur de savoir si les jeunes fans du sport sont désespérés par le peu de popularité du sport. Peut être que le basket n’est pas fait pour les Français, comme si c’était normal de reléguer le sport de Magic Johnson, Michael Jordan ou encore Tony Parker. «Ici, les idôles, ce sont des footballeurs comme Zidane, aux Etats-Unis ce sont Michael Jordan and co. Même si Tony Parker en est une, il ne pourra jamais développé tout seul le championnat français, surtout en jouant en NBA», analyse Thomas plein d’aplomb. Les jeunes repartent en cours. Ils reviendront pour quelques rebonds entre potes, comme d’habitude. Comme avant l’Euro victorieux des Bleus.

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