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Nuit debout : quand les chiens de garde font leur travail

Comme à l’accoutumé, l’opinion que des millions de français ont à propos d’un évènement culturel, de société, économique ou politique est dressé par la presse comme un enfant construit un château de carte pièce par pièce. Si on observe la presse dominante, ce qui est décrit concernant les Nuits debout est un concept de squat où l’on est contre la loi du travail, le tout organisé par des anarchistes et « casseurs », obligeant, par le biais de « violence »,  l’intervention des forces de l’ordre alors que le gouvernement désirait éviter le conflit à tout prix, bien entendu.

Une nouvelle fois, la presse passe à côté du fond pour survoler l’information sans expliquer le réel « pourquoi du comment ». Les interviews des organisateurs sont des enchaînement de malaise. L’interviewé se demande dès la première question ce qu’il fait là, essaie de re-préciser l’origine de la nuit debout mais rien n’y fait. Le journaliste s’entête à le questionner sur les « violences », mot que les chiens de garde adorent et abordent vaguement le sujet de la réforme, pourtant un autre mot adoré par la profession.

Pire que ça, le présentateur du JT fait mine de porter ses bijoux de famille, pour être poli, et pose la question, celle que tous les français devrait se poser, celle qu’ils aimeraient qu’on se pose à cet instant précis : « allez-vous interrompre ces violences ? est-ce que vous les condamnez ? ». Le type, qui est ici une généralité, croît alors jouer les héros. En vérité, il vient de détourner un mouvement pacifique en un mouvement de mini-révolution organisés par une partie de peuple jugée alors ingrate vis-à-vis de son pays, et de son élite sociale, mais ça personne ne le dira.

Apparaît alors aux yeux du français moyen un ridicule rassemblement, qu’il condamnera comme les médias le font petit à petit, aux origines et aux idéaux floues.

Bravo les chiens de garde, vos employeurs respectifs vous donneront un su-sucre.

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