Coup d’œil dans l’objectif de Guillaume Flandre

Photographie et voyage : deux mots qui collent à la peau de Guillaume Flandre. Développeur web dans une entreprise, il trouve toujours le temps de pratiquer et financer sa passion. C’est sur Instagram  et pour La Factory que j’ai fait sa connaissance.

La Factory : Depuis combien de temps voyages-tu et dans combien de pays es-tu allé ?

Guillaume FLANDRE : J’aime prendre mon temps pour voyager et visiter des continents que je ne connais pas bien, aller au bout du monde, prendre des photos, surtout quand les choses sont vraiment magnifiques. Ça fait quelques temps que je voyage, environ 12 – 15 ans. Je suis allé sur tous les continents, j’ai fait à peu près un ou deux pays à chaque fois, mis à part l’Amérique du sud où je n’ai visité que le Pérou.

La Factory : Ton top 3 des meilleures destinations

GF : New York. J’y ai vécu et j’y vais souvent. C’est plutôt une grosse ville, c’est très urbain, ce qui fait qu’il y a un bon dynamisme. Je suis quelqu’un qui bouge beaucoup et là-bas il y a tout le temps quelque chose à faire. La lumière est très belle, avec des réflexions sur les immeubles, ce qui est bien pour les photos, mais c’est étrange à la fois car le climat n’est pas très clément. Ensuite, j’ai beaucoup aimé le Sénégal. C’est le premier pays d’Afrique de l’Ouest que j’ai visité. Les gens sont très accueillants, il fait bon vivre. C’est à côté de la mer, les paysages sont très beaux, avec des lacs, des dunes de sables et des palmiers. Bref, le dépaysement total. Enfin, le Vietnam, qui a une grande richesse de paysages, je dirai même qu’il y a une multitude de paysages. Des plages paradisiaques aux montagnes de rizières, en passant par des villes très urbaines et modernes comme Saigon.

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LF : Ton prochain billet d’avion ?

GF : L’Indonésie. Je suis curieux et j’ai très envie de visiter ce pays depuis longtemps, grâce aux photos et expériences qu’on m’a fait partager. Ça serait une première dans les îles asiatiques – sans compter le Japon. J’ai hâte de découvrir.

LF : Si tu avais une leçon à tirer de tes voyages et expériences photographiques, laquelle serait-elle ?

GF : Ne pas hésiter à se perdre lorsqu’on part en voyage, et prendre un chemin juste parce qu’il a l’air beau par exemple.  Etre avec son guide et le suivre n’est pas forcément le mieux à faire. C’est dans ces moments-là que je prends des photos vraiment particulières.

LF : Si tu ne devais garder que 3 objets sur une île déserte, lesquels seraient-ils ?

GF : Mon appareil photo, sans hésitation. Après… la question est compliquée. Une façon de les partager, je les imprimerais et enverrais dans une bouteille – du coup ça fait 3 objets – ou une connexion à Internet qui me permettrait juste d’envoyer mes photos. Je trouve que c’est dommage de les garder pour moi. Enfin, un bouquin car je suis fan de lecture, ce serait sûrement un gros livre car j’aurais pas mal de temps à tuer.

LF : Où as-tu appris à prendre des photos ?

GF : Je n’ai pas eu de formation de photographe, j’ai appris au fur et à mesure, tout seul. A force de prendre beaucoup de photos j’ai appris à avoir l’œil et à cadrer. Je connaissais les règles classiques – règle des tiers par exemple – et les conseils classiques. C’est intéressant, pour pouvoir se sentir libre de les casser et faire ce qui nous semble le plus esthétique possible.

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LF : D’où vient cette passion pour la photo ?

GF : En voyage, avec un appareil photo de poche j’essayais déjà de m’amuser puis j’ai rencontré des gens dans le milieu de la photo et je m’y suis vraiment intéressé. Avec eux j’ai appris à me servir d’un matériel un peu plus élaboré. Ensuite, j’ai eu un Réflex 1er modèle que j’ai gardé 2 ans. J’ai développé mon œil puis au fur et à mesure la passion s’est emparée de moi. Mais elle était quand même déjà un peu là au départ.

LF : Quelle a été ta plus belle expérience photographique ?

GF : Chaque prise de photo est une super expérience. Mais la plus belle est d’avoir été publiée dans des gros magazines comme National Geographic ou le New York Times.  Surtout National Geographic qui a été la consécration. C’est un magazine que j’ai toujours respecté, c’était un rêve d’être publié dedans. C’est exceptionnel pour moi.

LF : Que t’apporte Instagram ?

GF : Avant qu’Instagram n’existe j’avais un Tumblr pour partager les photos que je prenais, sinon elles restaient dans mon téléphone ou mon appareil photo et je trouvais que c’était dommage et égoïste de les garder pour moi donc Instagram est un bon endroit pour les montrer. Pendant deux ans c’était un outil juste pour les photos prises avec mon téléphone, c’était une autre vision, la photographie du quotidien, je ne les triais pas forcément et les publiais sur l’instant. Puis je me suis dit que c’était bête que les gens qui me suivaient sur Instagram ne puissent pas voir les autres photos, celles prises avec mon appareil –  j’alterne beaucoup avec le téléphone. C’est un peu comme une exposition permanente. C’est bien pour la discipline, j’essaie de poster une photo par jour depuis 3 ans, c’est cette rigueur qui me force à prendre des clichés, à ne pas rester sur mes acquis et à sans cesse m’améliorer. Puis c’est bien aussi pour les gens qui me suivent.

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