Compte rendu : Alain Juppé sur France 2 Jeudi 6 octobre

Jeudi 6 octobre, dans L’Emission politique, sur France 2, Alain Juppé était l’invité de Léa Salamé et David Pujadas.

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Accusé d’être devenu un dangereux infiltré socialiste de la primaire, le candidat a tenté de prouver que la droite était bien son partie de prédilection. Depuis quelques jours, il appelle en effet « tous les Français » à venir choisir le prochain candidat de la droite à la présidentielle. Le favori des sondages s’est d’ailleurs justifié auprès de de ses interlocuteurs en fin d’émission : « Enfin, vous avez entendu Sarkozy ? Vous voyez le piège qu’on me tend… C’est de dire que je veux faire voter la gauche pour bidouiller la primaire ! »

Mais pour finir, la défense du candidat aura finalement porté ses fruits. Il aura suffi qu’il dévoile un peu de son projet, croise une juge, puis l’ex-trader Jérôme Kerviel, puis le maire de Béziers, Robert Ménard, pour prouver qu’il est bel et bien un candidat de la droite libérale.

La première intervenante était Fabienne Nicolas, une juge affiliée au Syndicat de la magistrature. Cette même juge qui critiquait son projet de rétablir les peines plancher abrogées pas la gauche. « Fort heureusement, il y a des clivages en matière de politique pénale », s’est réjoui le maire de Bordeaux, qui en a profité pour tacler la politique de l’ex-garde des Sceaux Christiane Taubira et plaider en faveur de la construction de nouvelles places en prison.

« Il est plus facile de baisser la fiscalité sur les gros revenus que sur les petits »

Le deuxième temps fort de l’émission Alain Juppé la doit au journaliste François Lenglet. Celui ci a dénoncé l’inégalité en cas de mise en pratique du projet fiscal du candidat de droite. A travers une infographie, on pouvait constater que le projet fiscal d’Alain Juppé conduirait à réduire l’impôt de 21.700 euros pour un famille riche, et à l’augmenter de 150 euros pour une famille pauvre (en tenant compte de son projet de hausse de TVA).

En réaction, Alain Juppé a réagis en toute impunité « Il est plus facile de baisser la fiscalité sur les gros revenus que sur les petits », appelant ses interlocuteurs à « arrêter de vilipender les riches ». Pour clôturer le sujet, le candidat à la primaire a assuré que cet effort fiscal inciterait les plus aisés « à créer de l’emploi ».

Jusqu’ici tout allait bien. Mais l’ex-trader Jérôme Kerviel est arrivé. « L’invité surprise » de l’émission qui affronte la Société Générale devant les juges a reproché au candidat de ne rien mentionner sur la régulation de la finance internationale et Alain Juppé a laissé s’installer, pour la première fois dans l’émission , un léger doute. « Il faudra aller plus loin », a-t-il répondu vaguement.

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Mais il en faut plus à Alain Juppé pour battre en retraite. C’est enfin au tour de Robert Ménard, le maire FN de Béziers, de débattre avec lui sur l’immigration. Selon le candidat, « une bonne politique des migrants repose sur deux pieds: l’accueil de ceux qui doivent être accueillis, c’est la tradition de la France, c’est la tradition de notre démocratie et notre engagement international, et puis le refus de ceux que nous ne pouvons pas accueillir parce que nous ne sommes pas en mesure de les traiter convenablement ».

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RM

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