La JeepElite : Le problème du basket français

Arrêtons les préjugés immédiatement : Non la JeepElite n’est pas si immonde que les gens veulent l’entendre, si le championnat de France de basket n’est pas encore au niveau des cadors européens comme le championnat Espagnol ou Turc des signes encourageants sont à voir.
La France est un pays particulier dans sa manière de voir le basket, c’est l’un des rares pays en Europe où la NBA, la ligue nord-américaine, est plus populaire que le championnat local. Cela s’explique parfaitement par la communication dont fait preuve la NBA pour diffuser sa ligue comme le marketing autour des stars, le spectacle proposé au delà des matchs de basket de par ses actions spectaculaires (les top 10 dès le lendemain matin des matchs aidant beaucoup.) et par ses salaires mirobolants, car si 2 millions de dollars de salaires annuel est un salaire énorme pour un basketteur évoluant eu Europe, il s’agit du salaire minimum vétéran de  l’autre côté de l’atlantique. Ceci est évident que les plus gros potentiels décident de partir dès que possible en NBA, surtout avec le soft power que disposent les Etats-Unis en Europe de part donc la NBA, mais également ses entreprises comme McDonald’s où encore ses productions cinématographiques.
Plusieurs problèmes majeurs
La JeepElite souffre surtout d’un problème de communication qui est la conséquence de plusieurs facteurs, pour commencer les plus grands clubs de basket en France (à l’exception de Strasbourg) ne se situent pas dans de grandes villes. Par exemple il n’y a aucun club de basket évoluant en JeepElite à Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, etc. Il se situent pour la plupart soit dans des villes de taille moyennes comme Chalon-sur-Saône, Limoges, Cholet, Le Mans,etc. Ou de périphéries de grandes villes comme Villeurbanne, Nanterre, Levallois ou encore Fos-sur-Mer. Autre problème qui touche certes beaucoup de clubs de basket en Europe mais plus particulièrement en France, c’est le fait que les effectifs sont renouvelés dans leur quasi totalité d’une année sur l’autre. Si dans le football même des petits clubs arrivent à garder des joueurs pendant beaucoup d’années comme Nicolas Seube à Caen ou Benjamin Nivet à Troyes. Le basket arrive clairement moins à maintenir des joueurs plusieurs années dans une même équipe ce qui empêche la création de capital sympathie pour des joueurs et par conséquent les clubs.
Des motifs d’espoir
Des projets sont cependant intéressants comme Villeurbanne qui s’est fait racheter en 2014 par Tony Parker et Nicolas Batum est également rentré dans le capital du club la même année. Monaco s’est également fait racheter en 2013 par l’homme d’affaires ukrainien Sergei Dyadechko lorsque le club évoluait en National 1 (Troisième division) et qui depuis sa montée en Pro A en 2015 truste les sommets du championnat de France. Tremblay-en-France construit également une salle nommée « le Colisée », et la ville veut accueillir une équipe d’EuroLeague (plus grande compétition de basket en Europe.)
Car si les clubs Français ont toutes les peines du monde à s’imposer dans les compétitions européennes, les joueurs Français réussissent à briller en NBA comme en témoigne l’immense carrière de Tony Parker et des joueurs plus jeunes destines à prendre le leadership des bleus à l’avenir (Evan Fournier, Rudy Gobert, Frank Ntilikina,…). Les joueurs français présents en Euroleague ne sont pas non plus à négliger comme Nando de Colo, ultra dominant avec le CSKA Moscou ou encore Vincent Poirier qui a réalisé une superbe saison avec les espagnols de Baskonia.
Le basket français à vraiment fait des efforts ces dernières années pour se rendre plus attrayant au yeux du public, s’inspirant de la NBA dans sa communication. Mais le niveau de jeu trop bas ainsi que l’absence d’un diffuseur télé sur une longue période est un frein à son développement.

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