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Le gouvernement Macron passé au crible

Les promesses d’Emmanuel Macron

Le Président Emmanuel Macron a annoncé mercredi 17 mai les membres de son gouvernement. Parité, renouvellement, société civile,il avait promis un gouvernement paritaire et ouvert sur la société civile, pari tenu? Nous sommes revenus sur ses promesses de campagne et ce n’est pas tout à fait ce qu’il avait annoncé…

Une petite équipe, mais pas trop.

Lors de sa campagne, il a évoqué un gouvernement réduit : « J’aurais à nommer un Premier Ministre et un gouvernement de 15 membres au maximum » (20 Heures de TF1 12 mars). Le gouvernement compte 22 membres, 23 avec Edouard Philippe, nommé à la fonction de Premier Ministre. L’objectif fixé n’a pas été tenu mais l’équipe gouvernementale est plus petite que les précédentes.

La parité dans tout ça? On y est presque.

Emmanuel Macron s’est engagé à montrer l’exemple d’une société paritaire, c’est d’ailleurs le premier à avoir pris cette décision.« Mon gouvernement sera pour moitié de femmes, y compris à des ministères de premier plan » (conférence de presse 28 mars).

Résultat, on dénombre 11 hommes pour 11 femmes. Les postes en tête de l’ordre protocolaire restent encore hors de portée des femmes, puisque les 3 ministères d’États sont réservés à des hommes. Macron avait annoncé qu’il souhaitait “plutôt” nommer une femme au poste de Premier ministre, mais a finalement choisi un homme, Edouard Philippe.

Un ministère des femmes mort-né.

Emmanuel Macron a dérogé à une autre de ses promesses lors de sa campagne, celle de créer « un ministère plein et entier des droits des femmes» (BFM).

Pourtant celui-ci n’a toujours pas vu le jour. Seul un secrétaire d’Etat pour l’Egalité des femmes et des hommes a été constitué. Il est dirigé par Marlène Schiappa.

Un air de déjà vu au nouveau gouvernement.

A 39 ans, Emmanuel Macron veut « en finir avec une classe politique qui est […] trop largement composé d’hommes de plus de 50 ans », il souhaite imposer «le renouveau […] dans l’équipe gouvernementale » (conférence de presse à son QG le 28 mars). Un échec pour ce gouvernement dont la moyenne d’âge s’élève à 54 ans. Le plus vieux depuis celui de Lionel Jospin.

Il avait également annoncé qu’il ne souhaitait pas avoir d’ex-ministres dans sa future équipe. Pourtant deux anciens ministres nommés sous la présidence de François Hollande se retrouvent également dans le premier gouvernement de son quinquennat, à savoir Jean-Yves Le Drian et Annick Girardin. Deux autres ministres nommés ont déjà eu une expérience par le passé, il s’agit de François Bayrou et Bruno Le Maire.

Un gouvernement aux formations hétéroclites.

Parmi  ses nouveaux ministres, dix sortent de grandes écoles dont deux se sont formés à l’ENA. Quant aux dix autres, ils ont suivi une formation universitaire. Une exception surprenante, deux n’ont que le baccalauréat en poche.

Tendance politique.

Définissons mieux le terme de « société civile ». Il s’agit des personnalité qui n’ont jamais œuvré en politique. Emmanuel Macron avait indiqué que ses ministres “seront issus pour une partie conséquente de la société civile, dans toute sa diversité” (conférence de presse à son QG 28 mars). La “société civile” est bien représenté puisque sur les 22 ministres, 11 en viennent.

Sur les 11 ministres issus de la société civile seulement cinq sont réellement néophytes au domaine.  Les six  autres ont déjà pris des engagements politiques par le passé. S’il avait toujours refusé jusque là d’intégrer un gouvernement, Nicolas Hulot a participé à la primaire d’Europe écologie-Les Verts pour la présidentielle 2012 et a conseillé Jacques Chirac, Laurent Fabius et François Hollande. Plusieurs sont proches de la gauche, comme Mounir Mahjoubi, anciennement encarté au PS et nommé président du Conseil national du Numérique par François Hollande. Marlène Schiappa a été adjointe au maire PS du Mans en 2014 et a participé au cabinet ministériel de Laurence Rossignol en 2016. Elisabeth Borne a fait partie du cabinet de Ségolène Royal à l’écologie entre 2014 et 2015 tandis que Muriel Pénicaud a conseillé Martine Aubry de 1991 à 1993. Du côté de la droite, Jean-Michel Blanquer a été directeur adjoint de cabinet du ministre de l’éducation nationale de Jacques Chirac entre 2006 et 2007 et, toujours à l’éducation, numéro deux du ministère de Luc Chatel, de 2009 à 2012.

Quant aux 11 autres, ils ont des affiliations à des parties déjà existants.Trois viennent du MODEM et trois de Les Républicains (en comptant Édouard Philippe). Le parti radical de gauche n’en cumule que deux. Le PS remporte la plus grande partie des ministres affilié à un parti avec quatre ministres issus de leurs rangs.

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