{"id":118,"date":"2017-03-16T16:25:47","date_gmt":"2017-03-16T15:25:47","guid":{"rendered":"http:\/\/www.efj.press\/journalisme\/?page_id=118"},"modified":"2017-04-06T17:35:51","modified_gmt":"2017-04-06T16:35:51","slug":"jeudi-16-mars","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.efj.press\/journalisme\/resume\/jeudi-16-mars\/","title":{"rendered":"Jeudi 16 mars"},"content":{"rendered":"<ul>\n<li><em>Comment faire \u00e9merger les m\u00e9dias de demain ?<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>La conf\u00e9rence qui \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9e par St\u00e9phane Rabut a retenu toute l&rsquo;attention du public. Les diff\u00e9rents intervenants ont donn\u00e9 leurs conseils pour r\u00e9ussir \u00e0 cr\u00e9er le m\u00e9dia du futur : la motivation, les aides \u00e0 la presse de l&rsquo;Etat, l&rsquo;autonomie , l&rsquo;encadrement par des associations ou des journalistes sont des \u00e9l\u00e9ments essentiels pour \u00e9merger dans le monde des m\u00e9dias num\u00e9riques. Il s&rsquo;ag\u00eet \u00e9galement de trouver le bon compromis entre conviction \u00e9ditoriale et mod\u00e8le \u00e9conomique sans oublier que les m\u00e9dias de demain ne sont pourront \u00e9galement \u00eatre d\u00e9clin\u00e9 sur papier.<\/p>\n<hr \/>\n<ul>\n<li><em>Les quotidiens dans 10 ans<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>La conf\u00e9rence sur le th\u00e8me \u00ab\u00a0Les quotidiens dans 10 ans\u00a0\u00bb a accueilli les directeurs de la r\u00e9daction du Parisien, de Nice Matin et de Lib\u00e9ration. Est-ce la fin de l&rsquo;information pour tous ? Les quotidiens s&rsquo;int\u00e9ressent de plus en plus \u00e0 leurs lecteurs et songent \u00e0 adapter leurs contenus pour eux. Le boom de l&rsquo;information gratuite sur internet met-il en danger l&rsquo;audience des quotidiens ? L&rsquo;enjeu pour les quotidiens dans les dix prochaines ann\u00e9es est de continuer \u00e0 vendre leurs produits tout en informant les lecteurs et de mettre en place des solutions de mon\u00e9tisation en tenant compte des articles gratuits d\u00e9j\u00e0 lus afin d&rsquo;orienter les lecteurs vers l&rsquo;abonnement et\/ou en bloquant l\u2019acc\u00e8s \u00e0 ces articles. Quoiqu&rsquo;il en soit, l&rsquo;avenir des quotidiens reste flou et plein de doutes.<\/p>\n<p>En 2017, la diffusion de la presse quotidienne demeure la principale source d&rsquo;information des fran\u00e7ais. La nouvelle approche m\u00e9dia offerte par les quotidiens, notamment sur la diversit\u00e9 de ses contenus plurim\u00e9dias, renouvelle la vie de la presse papier. En effet, le lecteur s&rsquo;informe d\u00e9sormais sur des plate-formes sociales, \u00e0 partir de contenus payants. Le ph\u00e9nom\u00e8ne de consolidation de l&rsquo;information, favorise une concentration et un pluralisme de la presse fran\u00e7aise, \u00e0 l&rsquo;image du Canard Encha\u00een\u00e9 et de Mediapart. Ainsi, d&rsquo;ici une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es, le ph\u00e9nom\u00e8ne de dislocation des mod\u00e8les \u00e9conomiques de la presse, influent sur une brique socio-professionnelle en pleine refonte.<\/p>\n<hr \/>\n<ul>\n<li><em>Diversit\u00e9 dans les r\u00e9dactions : briser le tabou des quotas<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Petite r\u00e9trospective de la conf\u00e9rence portant sur la \u00ab Diversit\u00e9 dans les r\u00e9dactions \/ Le tabou des quotas \u00bb. Un d\u00e9bat anim\u00e9 par John-Paul Lepers o\u00f9 sont intervenues Samira Djouadi (Fondation TF1), Nassira El Moaddem (Bondyblog), Audrey Lebel (Prenons la Une), Mai Lan Nguyen-Conan (Viavoice diversity et club XXI \u00e8 si\u00e8cle) et G\u00e9raldine Van Hill (CSA). La diversit\u00e9 n\u2019est pas encore un acquis. Les chiffres parlent d\u2019eux-m\u00eames : 36% de femmes \u00e0 l\u2019antenne et parmi elles seulement 20% d\u2019expertes. La part des personnes en situation de handicap ne d\u00e9passe pas 1% ! En ce qui concerne les personnes \u00abde couleur\u00bb, leur repr\u00e9sentation au sein d\u2019un journal d\u2019information ne s\u2019\u00e9l\u00e8ve qu\u2019\u00e0 10%. Faut il instaurer un quota dans les r\u00e9dactions ? Selon une \u00e9tude effectu\u00e9e par Viavoice, une majorit\u00e9 de non se d\u00e9gage sur cette \u00e9pineuse question. Selon Mai Lan Nguyen-Conan, les quotas auraient un impact contre-productif alors, Doivent-ils \u00eatre un objectif ou solution ? D\u2019apr\u00e8s Audrey Lebel, les quotas seraient un mal n\u00e9cessaire qui garantirait la diversit\u00e9 cependant, le quota comme \u00ab solution \u00e0 long terme \u00bb doit \u00eatre imp\u00e9rativement suivit d\u2019une sensibilisation car imposer des objectifs sans s\u2019attarder sur les raisons de cette mesure n\u2019aurait aucun int\u00e9r\u00eat. La pr\u00e9sence de quotas n\u2019est-elle pas un miroir de notre soci\u00e9t\u00e9 ?<\/p>\n<hr \/>\n<ul>\n<li><em>Ils se sont lanc\u00e9s cette ann\u00e9e<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Lancer son m\u00e9dia sans mod\u00e8le \u00e9conomique d\u00e9fini, voil\u00e0 le d\u00e9fi des nouveaux titres qui se sont creescette ann\u00e9e. D\u2019Explicite au site Les Jours, en passant par The Conversation, les objectifs sont les m\u00eames. Des investisseurs difficiles \u00e0 d\u00e9march\u00e9s tout en promettant une ind\u00e9pendance, des crownfounding qui permettent tout juste de financer les reportages\u2026 Le probl\u00e8me est plus financier qu\u2019intellectuel. Cependant certains journalistes comme Didier Pourquery, incitent des \u00e9tudiants de facult\u00e9s et professeurs \u00e0 \u00e9crire pour le m\u00e9dias The Conversation. \u00ab L\u2019actu c\u2019est le partage \u00bb, voil\u00e0 le cr\u00e9do de ce tout jeune m\u00e9dias qui conna\u00eet d\u00e9j\u00e0 une certaine reconnaissance des grands d\u00e9j\u00e0 en place. D\u00e8s le d\u00e9part, tous nous disent que \u00ab la d\u00e9marche est avant tout journalistique \u00bb. Pourtant tous ne sont pas journalistes. Un des trois fondateurs de CFactuel, Maxime Juramy, est ing\u00e9nieur. L\u2019avenir de la presse d\u2019information a pour but de faire \u00ab comprendre l\u2019information et non de la suivre \u00bb.<\/p>\n<hr \/>\n<ul>\n<li><em>Rapport sur la loi Bloche<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Cr\u00e9\u00e9e en 1958, la loi Bloche permet aux journalistes de renforcer leur libert\u00e9, leur ind\u00e9pendance et le pluralisme des m\u00e9dias. Elle permet d\u2019encadrer davantage les m\u00e9dias. Anim\u00e9 par Lo\u00efc Hervouet, la conf\u00e9rence s\u2019est transform\u00e9 en d\u00e9bat auquel ont particip\u00e9 les intervenants tels que : Leila de Camarmond, Sophie Lecointe, Emmanuel Poupard, Olivier Ravanello et Nathalie Sonna. Deux grands points en sont ressortis : Le CSA face \u00e0 la loi Bloche et l\u2019utilisation de cette loi par les journalistes. Au moment de r\u00e9pondre aux questions du public, la tension est mont\u00e9 d\u2019un cran. Les \u00e9changes se sont transform\u00e9s en altercation. L\u2019animateur a \u00e9t\u00e9 contraint de mettre fin \u00e0 la conf\u00e9rence sur cette opposition.<\/p>\n<hr \/>\n<ul>\n<li><em>Les hebdos dans 10 ans<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Les hebdomadaires doivent se renouveler. C&rsquo;est le constat \u00e9tabli par les intervenants de la conf\u00e9rence, anim\u00e9e par Marc Mentre, pr\u00e9sident de Journalisme et Citoyennet\u00e9. .Parmi les journalistes pr\u00e9sents, on trouve entre autres Eric Mettout de l&rsquo;Express, Cyril Petit du JDD ou encore Franck Annese de SoPress. Tous pointent les erreurs commises par les groupes de presse, notamment lorsque les mensuels et les quinzomadaires sont venus concurrencer leurs hebdos. La plupart des invit\u00e9s appellent \u00e0 plus de cr\u00e9ativit\u00e9 de la part des m\u00e9dias et leur demandent d&rsquo;accompagner l&rsquo;\u00e9volution num\u00e9rique. L&rsquo;adaptation de SoPress au contexte m\u00e9diatique actuel est ainsi mise en avant. La survie des hebdos d\u00e9pendra donc de la capacit\u00e9 des m\u00e9dias \u00e0 s&rsquo;adapter \u00e0 la nouvelle temporalit\u00e9 impos\u00e9e par la mise \u00e0 disposition imm\u00e9diate de l&rsquo;actualit\u00e9 chaude.<\/p>\n<hr \/>\n<ul>\n<li><em>Pr\u00e9sidentielle : le r\u00e8gne des communicants<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>La conf\u00e9rence anim\u00e9e par Aurore Gorius (journaliste pour le site lesjours.fr) pose une question essentielle : Quels sont les liens entre journalistes, sondeurs et communicants ? Face \u00e0 un amphith\u00e9\u00e2tre bond\u00e9, les invit\u00e9s politiques sont sur la m\u00eame longueur d\u2019onde : il y a autant de place pour les journalistes que pour les charg\u00e9s de communication. Simplement, nous expliquent-ils, le m\u00e9tier n\u2019est pas le m\u00eame. Historiquement ces deux m\u00e9tiers ont toujours \u00e9t\u00e9 li\u00e9s : \u00ab informer \u00bb n\u2019est pas \u00ab communiquer \u00bb et vice-versa. Pourtant, le journalisme se confond de plus en plus avec la communication, surtout en politique. Le d\u00e9bat suscite beaucoup d\u2019interrogations dans le public o\u00f9 les demandes de micro se multiplient ! Quand les questions fusent, la plupart sont \u00e0 l\u2019attention de Frank Louvrier, l\u2019ancien conseiller en communication de Nicolas Sarkozy. On lui reproche d\u2019\u00eatre \u00e0 l\u2019origine \u00ab d\u2019une langue de bois \u00bb, il corrige le public et parle de \u00ab code de langages \u00bb.<\/p>\n<hr \/>\n<ul>\n<li><em>Rapport 2017 de l&rsquo;observatoire de la d\u00e9ontologie<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>L\u2019information au coeur de d\u00e9mocratie est le principaux th\u00e8me du 4\u00e8me rapport de l\u2019Observatoire de D\u00e9ontologie de l\u2019Information (ODI). Patrick Eveno, pr\u00e9sident de l\u2019ODI, souligne que la d\u00e9mocratie n\u2019a de sens que si les m\u00e9dias ont un minimum de libert\u00e9 d\u2019expression. \u00c0 ses c\u00f4t\u00e9s, Mich\u00e8le L\u00e9ridon, directrice de l\u2019information de l\u2019AFP et Marcel Desvergne, ancien directeur de l\u2019association des lecteurs du Monde, s\u2019accordent sur le fait que les journalistes doivent se juger eux-m\u00eame. L\u2019ODI le permet. Mais le sujet du conseil de presse en France a \u00e9chauff\u00e9 les esprits. Patrick Eveno soutient que \u00ab dans les soci\u00e9t\u00e9s contemporaines nous avons besoin d\u2019un organisme collectif \u00bb. Certains, comme Dominique Pradali\u00e9, tendent \u00e0 dire que le gouvernement serait pr\u00eat \u00e0 mettre en place un conseil de presse en France. Une id\u00e9e qui continue de diviser les journalistes.<\/p>\n<hr \/>\n<ul>\n<li><em>S&rsquo;informer dans 10 ans<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Cinq intervenants sont venus pour d\u00e9battre autour du nouveau r\u00f4le du journaliste, la place de l\u2019information et des m\u00e9dias ainsi que leurs nouvelles r\u00e8gles sur les r\u00e9seaux sociaux. Au c\u0153ur des discussion : la v\u00e9ritable influence du community manager et sa situation vis \u00e0 vis de l\u2019actualit\u00e9. Le r\u00f4le des commentaires et de la culture participative sur les publications suscite de nombreuses interrogations. Les r\u00e9seaux sociaux sont devenus plus qu\u2019un moyen de transmettre l\u2019information, ce sont maintenant de v\u00e9ritables outils de travail.<\/p>\n<ul>\n<li>\n<hr \/>\n<p><em>Trump, Brexit : des journalistes hors-sol<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>La derni\u00e8re conf\u00e9rence de la journ\u00e9e accueille Henri Maler (Acrimed), Mich\u00e8le L\u00e9ridon (AFP), C\u00e9line Pigalle (BFMTV) et J\u00e9r\u00f4me F\u00e9noglio (Le Monde). J\u00e9r\u00f4me F\u00e9noglio ouvre le d\u00e9bat en expliquant que le \u00ab\u00a0terrain de jeu\u00a0\u00bb du journaliste n\u2019est plus seulement celui tr\u00e8s concr\u00eat de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement mais aussi celui de l\u2019internet et du data. Alors que la conf\u00e9rence portait sur Trump, le Brexit et les journalistes hors-sol, les interventions se sont rapidement orient\u00e9es vers la question des sondages. Pour C\u00e9line Pigalle de BFMTV, il faut mettre \u00e0 distance les sondages et d\u2019autant plus les sondages politiques. Henri Maler, quant \u00e0 lui, assure que le \u00ab journaliste qui privil\u00e9gie le sondologue sur le sociologue est un journaliste hors-sol \u00bb. Et c\u2019est sur la diversit\u00e9 dans les r\u00e9dactions que s&rsquo;est \u00a0achev\u00e9e la derni\u00e8re conf\u00e9rence de la journ\u00e9e. Un th\u00e8me r\u00e9current lors de la plupart des conf\u00e9rences.<\/p>\n<hr \/>\n<ul>\n<li><em>Prix des Assises<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>\u00ab Je suis impressionn\u00e9e et contente d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e pour \u00eatre la pr\u00e9sidente du jury \u00bb remercie Anne-Claire Coudray, journaliste et pr\u00e9sentatrice du 20h de TF1, en ouvrant la c\u00e9r\u00e9monie des remises des prix des Assises du Journalisme. Le premier prix, \u00ab enqu\u00eate et reportage \u00bb est attribu\u00e9 \u00e0 Karam Al-Masri et Rana Massaoui pour \u00ab Couvrir Alep, la peur au ventre, et le ventre vide \u00bb. Dans la cat\u00e9gorie \u00ab recherche \u00bb le prix va \u00e0 Fran\u00e7ois Robinet pour \u00ab Silence et r\u00e9cit. Les m\u00e9dias fran\u00e7ais \u00e0 l\u2019\u00e9preuve des conflits africains. \u00bb Dans la cat\u00e9gorie \u00ab journalisme \u00bb, la r\u00e9compense est attribu\u00e9e \u00e0 Laurent Mauduit pour \u00ab Main basse sur l\u2019information\u00a0\u00bb. Aude Lancelin obtient, elle, un prix sp\u00e9cial pour son controvers\u00e9 \u00ab Le monde libre\u00bb. Pour cl\u00f4turer, dans la cat\u00e9gorie \u00ab Grand prix du journalisme 2017 \u00bb, \u00c9douard Perrin remporte le prix avec \u00ab Premi\u00e8res lignes, cash investigation \u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comment faire \u00e9merger les m\u00e9dias de demain ? 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