{"id":21,"date":"2015-12-04T12:01:01","date_gmt":"2015-12-04T11:01:01","guid":{"rendered":"http:\/\/www.efj.press\/constanceboileau\/?p=21"},"modified":"2015-12-04T12:01:01","modified_gmt":"2015-12-04T11:01:01","slug":"take-me-im-yours-lexpo-a-emporter","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.efj.press\/constanceboileau\/2015\/12\/04\/take-me-im-yours-lexpo-a-emporter\/","title":{"rendered":"TAKE ME (I\u2019M YOURS), l\u2019expo \u00e0 emporter"},"content":{"rendered":"<p><strong>La Monnaie de Paris accueille la r\u00e9\u00e9dition de l\u2019exposition Take Me (I\u2019m Yours), pr\u00e9sent\u00e9e par Christian Boltanski et Hans Ulrich Obrist. Ils proposent aux curieux de se servir dans les \u0153uvres d\u2019art expos\u00e9es. Les artistes choisis avaient d\u00e9j\u00e0 particip\u00e9 \u00e0 la premi\u00e8re \u00e9dition de l\u2019exposition, \u00e0 la Serpentine Gallery de Londres, en 1995.<\/strong><\/p>\n<p>Une curieuse odeur de rose accueille le visiteur au premier \u00e9tage de la Monnaie de Paris. Elle n\u2019\u00e9mane pas des nombreuses jeunes filles venues assister \u00e0 l\u2019exposition, mais de la distillerie install\u00e9e \u00e0 l\u2019entr\u00e9e. Rirkrit Tiravanija pr\u00e9pare, en direct, de l\u2019eau de rose, qu\u2019il propose d\u2019emporter en bouteille.<\/p>\n<p>Il est 14h, et dans les salles de l\u2019exposition Take Me (I\u2019m Yours), des cris d\u2019enfants r\u00e9sonnent, vacances oblige, m\u00eal\u00e9s au bruit des sacs en Kraft que les badauds agitent.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re salle de l\u2019exposition offre un changement d\u2019ambiance\u00a0: apr\u00e8s l\u2019atmosph\u00e8re feutr\u00e9e et d\u00e9licate du palier o\u00f9 se trouve la distillerie, nous voil\u00e0 dans une immense pi\u00e8ce. Christian Boltanski y a plac\u00e9 des v\u00eatements que le visiteur peut piocher \u00e0 sa guise. Rapidement, les spectateurs se mettent \u00e0 l\u2019aise. Apr\u00e8s avoir attrap\u00e9 un sac estampill\u00e9 \u00a0Take Me (I\u2019m Yours), ils n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 fouiller dans un tas de v\u00eatement que l\u2019artiste a r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 et entass\u00e9. Christian Boltanski r\u00e9habilite le v\u00eatement et l\u2019objet trouv\u00e9 en \u0153uvres d\u2019art.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>On va prendre des supers grandes feuilles de papiers pour faire des m\u00e9gas dessins \u00e0 la maison\u00a0!\u00a0\u00bb <\/em>dit une m\u00e8re \u00e0 son fils. Visiblement, les posters cr\u00e9\u00e9s sp\u00e9cialement pour l\u2019exposition par Felix Gonzalez-Torres sont devenus un objet de consommation comme les autres. Mais c\u2019est justement le concept de l\u2019exposition\u00a0: elle questionne l\u2019\u0153uvre d\u2019art et propose une r\u00e9flexion sur la place de celui-ci dans nos esprits, vies et foyers.<\/p>\n<p><strong>Une exposition participative<\/strong><\/p>\n<p>Deux salles en particulier demandent la contribution du visiteur. Dans la premi\u00e8re, se trouve un magasin, le Free Store (magasin gratuit, en fran\u00e7ais). Le visiteur y est amen\u00e9 \u00e0 laisser un objet lui appartenant et \u00e0 prendre, s\u2019il le veut, quelque chose dans le magasin. Les objets laiss\u00e9s par les protagonistes pr\u00e9c\u00e9dents ne donnent pas vraiment envie\u00a0: tickets de cin\u00e9ma usag\u00e9s, tickets de caisse, paquets de cigarettes vides&#8230;<\/p>\n<p>Dans la salle suivante, on participe plus volontiers. Un photomaton est install\u00e9 et les visiteurs font la queue pour se faire tirer le portrait. Ils sont ensuite invit\u00e9s \u00e0 accrocher leurs clich\u00e9s sur les murs de la pi\u00e8ce, dont les prochains curieux pourront se saisir. Ils laissent ainsi une marque d\u2019eux dans l\u2019exposition.<\/p>\n<p>A la fin du parcours, se cache \u00ab\u00a0la swappeuse\u00a0\u00bb. Cette jeune femme anime une performance. Elle tente d&rsquo;\u00e9changer des objets\u00a0donn\u00e9 par des visiteurs contre tout autre chose\u00a0qu\u2019on voudrait bien lui donner. La cha\u00eene a commenc\u00e9 au d\u00e9but de l\u2019exposition. En ce moment, la jeune femme essaie d\u2019\u00e9changer un livre pour enfant, avec difficult\u00e9. Mais de belles surprises peuvent intervenir\u00a0: certains fl\u00e2neurs ont propos\u00e9 de l\u2019immat\u00e9riel\u00a0: des cours d\u2019anglais \u00e0 Paris ou une promenade en Suisse. Gr\u00e2ce \u00e0 cette performance, le don n\u2019est pas qu\u2019une affaire d\u2019objet.<\/p>\n<p>Le visiteur en ressort enrichi, d\u2019objets. Mais l\u2019exposition laisse dans son esprit une trace de f\u00e9\u00e9rie, port\u00e9e par l\u2019eau de rose et surtout, par une r\u00e9flexion qui s\u2019impose sur le don d\u2019objet, et sur le don de soi.<\/p>\n<p>L\u2019exposition Take Me (I\u2019m Yours) se tient \u00e0 la Monnaie de Paris, du 16 septembre au 8 novembre. Tous les jours de 11h \u00e0 19h, le jeudi, jusqu\u2019\u00e0 22h.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Monnaie de Paris accueille la r\u00e9\u00e9dition de l\u2019exposition Take Me (I\u2019m Yours), pr\u00e9sent\u00e9e par Christian Boltanski et Hans Ulrich Obrist. Ils proposent aux curieux de se servir dans les \u0153uvres d\u2019art expos\u00e9es. Les artistes choisis avaient d\u00e9j\u00e0 particip\u00e9 \u00e0 la premi\u00e8re \u00e9dition de l\u2019exposition, \u00e0 la Serpentine Gallery de Londres, en 1995. 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