{"id":118,"date":"2016-12-06T23:06:51","date_gmt":"2016-12-06T22:06:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.efj.press\/cassandradecarvalho\/?p=118"},"modified":"2016-12-06T23:08:57","modified_gmt":"2016-12-06T22:08:57","slug":"coup-de-foudre-a-montmartre-portrait","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.efj.press\/cassandradecarvalho\/2016\/12\/06\/coup-de-foudre-a-montmartre-portrait\/","title":{"rendered":"Coup de foudre \u00e0 Montmartre (portrait)"},"content":{"rendered":"<p><strong><em>C\u2019est l\u2019histoire d\u2019une rencontre, d\u2019une \u00e9vidence. La peinture et lui. V\u00e9ritable coup de foudre qui dure depuis maintenant plus de 60 ans. Seulement cette histoire d\u2019amour fusionnelle n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 si simple. Retour sur ce peintre myst\u00e9rieux, Astolfo Zingaro.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Nombreux sont ceux qui les observent. Certains du coin de l\u2019\u0153il tout en passant leur chemin, d\u2019autres les contemplent, assistant l\u00e0, bouche b\u00e9,\u00a0 \u00e0 la naissance de l\u2019\u0153uvre. Les peintres de la Butte Montmartre attirent, fascinent. Ces hommes perch\u00e9s non loin du Sacr\u00e9 C\u0153ur, assis sur leurs chaises pliantes en pantalons de toile, chemises blanches et vestes en tweed ont \u00e9t\u00e9 une v\u00e9ritable source d\u2019inspiration pour Astolfo Zingaro. Dans son atelier, entre gouaches et vieux pinceaux us\u00e9s par son majestueux coup de main, \u00a0cet italien d\u2019origine et fran\u00e7ais de c\u0153ur, nous raconte avec une simplicit\u00e9 d\u00e9concertante comment l\u2019\u00e9vidence s\u2019est un beau jour pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 lui \u00ab\u00a0j\u2019ai essay\u00e9 un petit matin et puis, j\u2019ai su que c\u2019\u00e9tait \u00e7a. Voil\u00e0 comment \u00e7a a commenc\u00e9\u00bb.<\/p>\n<p>Mais ne vous y fiez pas. Tout n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 si simple pour cet autodidacte de la peinture. Install\u00e9 \u00e0 Montmartre depuis toujours, Zingaro a du se confronter \u00e0 la difficult\u00e9 du m\u00e9tier d\u2019artiste. Il fallait \u00a0\u00ab\u00a0tenir le coup\u00a0\u00bb nous livre t-il, la gorge nou\u00e9e, les yeux vers le ciel, probablement en repensant \u00e0 tous ses sacrifices. Pourtant, il ne baisse pas les bras face \u00e0 \u00ab\u00a0cette putain de sensibilit\u00e9 qui nous caract\u00e9rise\u00a0\u00bb. Zingaro est passionn\u00e9 et \u00e7a se sent. Pour perfectionner sa peinture, il observe, s\u2019inspire de certains courants. \u00a0Ainsi, parmi ces grands noms \u00a0de la peinture italienne tels que Giotto, Piero della Francesca et bien d\u2019autres encore, Astolfo Zingaro a su se frayer son propre chemin.<\/p>\n<p>Et bien plus que \u00e7a. Zingaro ne s\u2019arr\u00eate plus, il peint, encore et toujours. Des heures enti\u00e8res pass\u00e9es dans cet antre de la peinture \u00e0 essayer d\u2019arriver \u00e0 son but ultime\u00a0: une toile monochrome. Cette peinture compos\u00e9e de mani\u00e8re \u00e9gale par une couleur uniforme. Car oui, l\u2019art contemporain, c\u2019est son dada. Zingaro a plong\u00e9 dedans il y a plus de soixante ans et n\u2019y est plus jamais ressorti.<\/p>\n<p>Mais ce qui fait l\u2019originalit\u00e9 de Zingaro, c\u2019est la vision de son art. En effet, sa d\u00e9marche de peinture est singuli\u00e8re. Zingaro en est convaincu\u00a0: on n\u2019apprend pas la peinture dans les livres \u00ab\u00a0l\u2019art contemporain c\u2019est compl\u00e8tement l\u2019aventure parce que c\u2019est la toile qui nous conduit. Ce n\u2019est pas nous qui dirigeons. A partir du moment o\u00f9 on veut diriger, on se plante, on devient crisp\u00e9\u00a0\u00bb. C\u2019est l\u00e0 que tout devient int\u00e9ressant. Lorsqu\u2019il peint, Zingaro n\u2019est plus ma\u00eetre de lui-m\u00eame mais au contraire, devient le sujet de sa toile. Elle le conduit et l\u2019emm\u00e8ne vers un ailleurs totalement inconnu.<\/p>\n<p>Son art, Zingaro l\u2019a transmis. Dans les d\u00e9buts des ann\u00e9es 1980, il pratique le mod\u00e8le vivant dans de nombreuses salles de classes. Pour ses \u00e9tudiants, Zingaro apporte de la nouveaut\u00e9. Il am\u00e8ne\u00a0 au devant de la sc\u00e8ne ce que ces jeunes peintres eh herbe ne connaissent pas. C\u2019est ce qui a fortement marqu\u00e9 certains d\u2019entre eux.\u00a0 Mais est-il r\u00e9ellement compris\u00a0? Il n\u2019en est pas sur.<\/p>\n<p>Une chose est certaine, Zingaro est l\u2019embl\u00e8me d\u2019un nouveau courant. Celui qui se d\u00e9finit comme \u00ab\u00a0ext\u00e9rieurement abstrait\u00a0\u00bb et non \u00ab\u00a0dans l\u2019abstrait\u00a0\u00bb entend bien se laisser mener par le bout de son pinceau jusqu\u2019\u00e0 ce que la mort les s\u00e9pare.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est l\u2019histoire d\u2019une rencontre, d\u2019une \u00e9vidence. La peinture et lui. V\u00e9ritable coup de foudre qui dure depuis maintenant plus de 60 ans. Seulement cette histoire d\u2019amour fusionnelle n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 si simple. Retour sur ce peintre myst\u00e9rieux, Astolfo Zingaro. Nombreux sont ceux qui les observent. 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